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Samedi 14 octobre 2006 6 14 /10 /Oct /2006 02:12

Une vague de diffamation et critique Anti-islam, ou islamophobie est entrain de naitre, allant de la carricature, à l'accusation de fascisme ; elle est orchestrée par l'administration Bush et la bande des neoconservateurs US ; meme le Pape y a mis son grain de sel par sa derniere declaration dans le cadre d'une etude comparative des religions pendant son sejour en Allemagne.

Cette propagande est destinée :

1°) A discrediter l'Islam en tant que religion pratiquée par 1millird de Musulmans.

2°) A semer la haine et discorde entre Chretiens et musulmans.

3°) A créer dans l'esprit des Européens l'idée de Islam=fashisme

4°) A créer un front commun avec le sionisme, contre l'islam.

5°) A appuyer le concept de CLASH DES CIVILISATIONS sur lequels l'administration Bush et les neocons batissent leur politique d'hegemonisme contre les pays musulmans non allignés sur leur politique, et presentant un danger potentiel à la securité d'israel.

6°) A justifier leur guerre de resistance contre l'OCCUPATION en terre d'islam resistance qu'ils sont arrivés par medias sionistes interposés à transformer en "terrorisme" 

Conclusion

les peuples européens doivent faire preuve de vigilance et de prudence, pour ne pas tomber dans ce piege, qui entrainera à un conflit generalisé, conflit dont le prologue fut l'OCCUPATION de l'Irak, pour des theses qui se sont avérées fausses l'une apres l'autre,  qui sera suivit s'il ne rencontre pas une opposition de la part des peuples d'Europe et d'Amérique, par celui du bombardement de l'Iran (pays hostile à l'OCCUPATION de la palestine), ensuite de la Syrie.  

Par saintyves - Publié dans : terrorismedetat
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Samedi 23 septembre 2006 6 23 /09 /Sep /2006 11:39
Cet article explique clairement le genre de relation qui existe entre les USA et Israel, il permet de mieux comprendre les mecanismes et les entités qui regissent cette relation tres ambigue à tous les egards.
 
ISRAËL/ETATS-UNIS : QUI EST LE MAÎTRE ?
 
CONTRE LA GUERRE, COMPRENDRE ET AGIR

dimanche 10 septembre 2006, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine,

 

Comment fonctionne le lobby sioniste aux USA

Comaguer

Le récent déchaînement militaire d'Israël contre la Liban et Gaza et le soutien total du gouvernement et du Congrès des Etats-Unis à ces actions ont donné un surcroît d'actualité à un débat déjà ancien sur les rapports entre les deux pays. Ce débat met face à face deux thèses.

 

 

La première qu'on peut qualifier de thèse « impérialiste classique » consiste à dire que l'impérialisme dominant (les USA) disposent avec Israël d'un bras armé régional pour l'exécution de leur politique de domination et de transformation du Proche et du Moyen- Orient à leur profit.

La seconde renverse la perspective et considère que le sionisme est politiquement déterminant et que, au moins au Proche et au Moyen-Orient voire dans l'ensemble du monde musulman, les Etats-Unis sont, malgré quelques hésitations tactiques ou divergences momentanées des exécutants de la politique expansionniste de l'Etat sioniste.

L'opposition entre les tenants de ces deux thèses parait irréductible mis il est de toute première importance de les confronter car, quel que soit le chef d'orchestre, la musique jouée par l'orchestre étasuno-sioniste est une marche funèbre déversée depuis un demi-siècle dans les oreilles des peuples du Moyen-Orient. Mettre un terme à cette sombre période historique exige une claire compréhension du complexe étasuno-sioniste.

A ce titre les travaux récents de plusieurs intellectuels étasuniens méritent d'être présentés car ils sont le signe que la crainte d'être accusé d'antisémitisme qui a longtemps servi d'interdiction de réfléchir et a condamné à être mis immédiatement à l'index s'estompe et qu'un travail raisonné, évitant imprécations et invectives, sur ce phénomène politique de grande ampleur et de grands effets devient progressivement possible.

Nous nous sommes appuyés en particulier sur les récents articles du journaliste étasunien JEFFREY BLANKFORT (JB) qui ont l'avantage de faire une synthèse de nombreuses données existantes mais les écrits de JAMES PETRAS et de MANUEL FREYTAS sur ce sujet méritent aussi l'attention (textes en anglais ou en espagnol disponibles à la demande chez comaguer@nomade.fr

Le point de départ de sa réflexion est l'énorme disproportion entre les deux sujets politiques que sont les deux Etats :
-  rapport démographique (population) : 50 contre 1
-  rapport territorial (superficie) : dans les frontières de 1967 Israël représente 0,02 % de la superficie des Etats-Unis
-  rapport économique (PIB) : 80 contre 1

Le seul domaine où Israël dépasse les Etats-Unis est la part des dépenses militaires dans le PIB : environ 8% contre 4% aux Etats-Unis, mais une part de cet argent vient directement des Etats-Unis.

Cette disproportion s'accompagne d'un rapport tutélaire entre l'Etat le plus puissant du monde et son rejeton * né en 1948 dont il favorise l'extension tumultueuse et prédatrice.

*le terme rejeton ne doit pas faire oublier que sa création résulte d'une conjonction USA/URSS rare au Conseil de Sécurité de l'ONU, la position de l'URSS méritant elle-même un long développement dépassant le cadre de ce bulletin. Ces faveurs ont multiples et bien connues
-  aide financière directe (via le budget de l'Etat) et indirecte colossale dépassant toute autre aide à tout autre pays (voir sur le sujet notre bulletin n° 95 sur http://comaguermarseille.free.fr/
-  protection diplomatique systématique garantissant l'impunité pour tous les viols de toutes les normes du droit public international et empêchant toute sanction d'Israël par le Conseil de Sécurité de l'ONU.
-  accord de libre-échange économique assurant aux produits israéliens un accès sans contrainte au vaste marché étasunien

Pourtant cette dépendance matérielle flagrante ne produit pas de dépendance politique c'est-à-dire que contrairement à toute logique capitaliste apparente, le flux massif et ininterrompu de dollars des Etats-Unis vers Israël n'est jamais assorti de conditions politiques. En langage managérial : la filiale Israël, constamment déficitaire, serait donc tenue à bout de bras par la maison mère qui s'interdirait en même temps de mettre le nez dans ses comptes. Etrange ! En changeant de langage : Israël serait-il la « danseuse » des Etats-Unis entretenue à grands frais par un amant éperdu qui lui passe tous ses caprices ? Cette relation entre Etats est unique. Pour mieux la comprendre il est indispensable d'analyser comment elle s'est progressivement constituée comme un invariant de la politique des Etats-Unis. Ce à quoi s'est employé JB. Le pilier de cette relation spéciale est le « LOBBY JUIF » aux Etats-Unis.

Le mot « LOBBY » souvent traduit par « groupe de pression » est désormais d'un usage assez répandu en France mais son usage sans précaution ne contribue pas à la compréhension de la réalité de l'institution.

Car un LOBBY est bien aux Etats-Unis une institution et pas un groupement de fait tirant des ficelles dans les coulisses et exerçant une influence clandestine ou discrète. Ne confondre LOBBY ni avec MAFIA ni avec SOCIETE SECRETE.

La Mafia est un objet différent qui s'est développé historiquement aux Etats-Unis à partir des années 30 avec un Mafia italienne dont AL CAPONE est la figure emblématique mais dont le patron incontesté était LUCKY LUCIANO et une mafia juive très puissante qui firent alliance sous la conduite de MEYER SLANSKY, patron incontesté de la seconde, pour constituer ce qui a reçu le nom de SYNDICAT DU CRIME. Nulle prédestination, nul atavisme là dedans, pas plus juif qu'italien : les couches d'immigrants les plus récentes jouaient des coudes pour faire leur place dans la société étasunienne et tous les moyens étaient bons. La conquête de l'Ouest ne s'est pas faite non plus dans la légalité.

Quant aux sociétés secrètes il n'est que d'évoquer le Ku Klux Klan pour rappeler que cette forme sociale a toute sa place aux Etats-Unis.

Un LOBBY est donc un groupement reconnu officiellement avec des locaux, un organe de direction, un budget, des salariés et qui a, à égalité avec l'individu citoyen électeur, un droit à la liberté d'expression sur tout sujet et en particulier sur toute action du gouvernement et de l'administration, droit d'expression garanti par le premier amendement de la Constitution et reconnu régulièrement par des décisions de la Cour Suprême. Ainsi tout LOBBY peut intervenir ouvertement dans le champ politique et ses capacités d'intervention sont d'autant plus grandes qu'il est plus riche. Il y a eu le LOBBY du chemin de fer puissant au moment de la Conquête de l'Ouest comme il y le LOBBY des détenteurs d'armes à feu.

Dans la construction institutionnelle des Etats-Unis tout a été fait pour que l'Etat soit faible, pour que la vie du personnel politique soit précaire, pour que le pouvoir judiciaire soit fragile à force de renouvellement des juges par la voie électorale et pour que le gouvernement et sa politique soit l'expression des intérêts des LOBBIES qui disposent eux de la stabilité et de la richesse. Ainsi une campagne électorale aux Etats-Unis est avant tout une collecte d'argent auprès des particuliers riches et auprès des LOBBIES en échange d'engagements à défendre leurs intérêts au sein des instances de la République. La démocratie étasunienne est en réalité une PLOUTOCRATIE , gouvernement des riches et non un gouvernement du peuple et un système où la corruption est normale et légale car comment appeler autrement le fait qu'un LOBBY achète et entretienne très officiellement un sénateur, un représentant ou un gouverneur.

C'est dans ce contexte qu'il faut analyser le fonctionnement et la puissance du LOBBY JUIF aux Etats-Unis. Il est même souvent appelé « THE LOBBY » sans précision, c'est-à-dire qu'il est l'archétype du LOBBY, le plus actif, le mieux structuré. (D'après les observateurs locaux il ne serait dépassé en puissance que par le LOBBY des retraités mais celui-ci a évidemment moins d'influence sur la politique étrangère des Etats-Unis.)

LOBBY JUIF est une qualification inexacte puisque sur les 6 millions de juifs citoyens des Etats-Unis (autant qu'en Israël), 2 millions seulement sont impliqués dans son fonctionnement et qu'il existe même sur le terrain des petits groupes de juifs antisionistes. Une question vient immédiatement à l'esprit : est-il possible qu'un si petit LOBBY puisse exercer une influence déterminante sur la politique d'un pays de 300 millions d'habitants, première puissance économique de la planète ?

JB répond à cette question. Cette petite minorité est politiquement hyperactive dans un pays où le trait dominant est une passivité politique de masse, passivité encouragée par la classe dirigeante - qui est capable d'une extrême férocité et tue sans scrupules quand une révolte apparaît - et favorisée par un système médiatique particulièrement abêtissant. Cette hyperactivité a un résultat très tangible. Au Congrès des Etats-Unis (Sénat et Chambre des Représentants) tout texte accordant des faveurs militaires, financières à l'Etat d'Israël recueille, cela se vérifie en longue période, l'assentiment de 99 sénateurs (sur 100) et au minimum de 400 représentants (sur 435). JB n'hésite pas à dire que LE LOBBY a dressé les élus de la Nation comme des « animaux de cirque ».Ce contrôle est tel que la Présidence ne peut même pas proposer une mesure que LE LOBBY considérerait comme néfaste pour Israël mais au contraire que ses propositions favorables à Israël sont souvent améliorées par le Congrès.

Sur le montant du soutien financier et pour donner simplement un ordre de grandeur simple notons que depuis 1985 ce ne sont pas moins de 100 milliards de dollars d'aides publiques qui sont passés des caisses des Etats-Unis vers celles d'Israël. Cette aide ne s'interrompt jamais, ne diminue jamais même lorsque le budget des Etats-Unis est gravement déficitaire, ce qui est le cas aujourd'hui. LE LOBBY est en fait un véritable système.

A - STRUCTURE DU LOBBY

1- AIPAC

Au centre du système l'AIPAC : AMERICAN ISREAL PUBLIC AFFAIRS COMMITTEE, qui intervient directement dans le Congrès à Washington et auprès des membres du Congrès. l'AIPAC a son siège à Washington et des bureaux dans de nombreux autres Etats de l'Union. Elle occupe 165 personnes. Etant enregistrée comme « LOBBY NATIONAL » elle n'est pas considérée comme un organisme de soutien à un pays étranger. Si elle l'était, et les LOBBIES non nationaux ont le droit d'exister, elle serait tenue beaucoup plus à l'écart du Congrès. En tant que LOBBY NATIONAL elle a le droit de participer aux travaux des commissions parlementaires, d'élaborer des propositions de résolutions ou de lois à soumettre ensuite au vote du Congrès, de nommer des membres dans les cabinets des élus. Ainsi tel sénateur ou tel représentant peut avoir très officiellement un salarié de l'AIPAC au nombre de ses collaborateurs directs les plus proches. Celui-ci lui distillera régulièrement le rapport bihebdomadaire sur le Proche-Orient établi par l'AIPAC à destination des parlementaires. Ce salarié s'occupera également en période électorale de réunir les soutiens nécessaires à ola réélection de son « élu », soutien évidemment conditionné par la stricte orthodoxie prosioniste de l'élu en question.

L'omniprésence de l'AIPAC à l'intérieur du Congrès permet à tout moment de mobiliser sénateurs et représentants et l'AIPAC est capable d'obtenir la signature quasi instantanée de 70 sénateurs sur 100 pour faire pression sur le Président au cas où celui-ci aurait l'intention de prendre une position ou de proposer des mesures qui ne serviraient pas strictement les intérêts d'Israël. La Maison Blanche le sait et le cas se présente rarement. Le plus connu, relaté par JB remonte à la Présidence de Gérald FORD. En 1976, le Président (Républicain) s'apprêtait à appeler publiquement au respect par Israël des frontières de 1967. Une lettre des sénateurs l'en dissuada et son discours ne fut jamais prononcé !

Le LOBBY n'a pas manqué d'intervenir au moment de la récente guerre du Liban.

Dés le début de l'attaque israélienne, La Chambre des représentants a voté par 410 voix contre 8 une résolution qui « condamne les ennemis de l'Etat juif » Aussitôt - le 20 Juillet - l'AIPAC, qui a organisé l'opération et probablement rédigé le projet de résolution, clame « l'écrasant soutien du peuple américain à la guerre d'Israël contre le terrorisme et la compréhension du fait que nous devons nous tenir aux côtés de notre allié le plus proche en ce temps de crise. »

Le « peuple » n'a pas eu le temps de dire grand-chose mais l'AIPAC n'hésite pas à le faire parler !

L'AIPAC s'appuie sur la CONFERENCE DES PRESIDENTS DES PRINCIPALES ORGANISATIONS JUIVES AMERICAINES qui fédère 52 organisations ou groupements partageant toutes deux objectifs principaux (répertoire http://www.myjewishlearning.com/ :

1- promouvoir l'Etat d'ISRAEL

2- stigmatiser les opposants à ISRAEL et à sa politique et les intimider Les deux membres les plus importants de cette CONFERENCE sont l'ANTI DEFAMATION LIGUE (ligue anti-diffamation) ADL http://www.adl.org/, et l'AMERICAN JEWISH CONGRESS (Comité juif américain) AJC http://www.ajcongress.org/

2 - ADL :

Créée en 1949 celle ligue est à l'origine une association de lutte contre l'antisémitisme, émanation de la B'NAI B'RITH http://www.bnaibrith.org/ qui existe toujours. Aujourd'hui elle s'est transformée en défenseur vigilant du sionisme, surveille ceux qui critiquent Israël et lance des campagnes médiatiques pour les « démolir » dans l'opinion publique. JB relate un cas de surveillance de l'opinion publique par l'ADL. En 1992 la police de San Francisco fait une perquisition dans les locaux du bureau local de l'ADL. Elle y trouve un fichier de 600 groupes et 12000 personnes opposés à des degrés divers à la politique d'Israël. L'ADL s'intéresse particulièrement aux associations et militants contre l'apartheid sud-africain à une époque où Israël et l'Afrique du Sud avaient des liens très étroits et où l'apartheid sud-africain constituait un modèle qui a inspiré largement l'apartheid anti-palestinien. Cette activité illégale de fichage de la population fit l'objet d'une plainte mais ne fut pas sanctionnée par la justice. Une promesse de l'ADL de « ne pas recommencer » suffit à arrêter les poursuites et la justice ne se donna pas les moyens de vérifier si elle avait été tenue. Pour effacer la mauvaise impression qu'aurait pu produire son activité illégale sur la police locale, l'ADL offrit aux policiers des séjours en Israël. Ils y firent connaissance avec les méthodes de lutte antiterroriste en vigueur dans ce pays qui leur furent ainsi données en modèle.

3 - AJC

Organisation créée en 1906 par des juifs venus d'Allemagne qui voulaient défendre les droits de leur communauté en expansion aux Etats-Unis. Antisioniste à l'origine elle se convertit au sionisme après 1945. Evolution sans surprise : à l'origine il s'agissait de soutenir les immigrés juifs s'installant aux Etats-Unis, une fois l'Etat d'Israël créé et les juifs bien installés aux Etats-Unis la priorité devint la défense du nouvel Etat. L'AJC s'occupe particulièrement des « affaires étrangères » du LOBBY et a dans ce cadre ouvert un bureau à Bruxelles en 2004 histoire de faire pression sur l'Union européenne, trop sensible, selon cette organisation, aux problèmes des Palestiniens. L'AJC rencontre chaque semaine un commissaire ou un chef d'Etat de l'UE , en particulier celui occupant la Présidence tournante.

4 - Comités locaux et laboratoires de pensée

A ces grosses structures nationales s'ajoutent 117 comités locaux qui poursuivent sur le terrain les mêmes objectifs généraux que ceux des structures nationales. Le militantisme prosioniste de terrain est nourri par le travail idéologique réalisé par une certain nombre de laboratoires de pensée (« think tanks ») parmi lesquels se détachent :
-  WASHINGTON INSTITUTE FOR NEAR EAST POLICY (Institut de Washington pour la politique proche-orientale)
-  AMERICAN ENTERPRISE INSTITUTE
-  FONDATION POUR LA DEFENSE DE LA DEMOCRATIE (créée par Bush après le 11 Septembre)

5 - Le soutien chrétien

Toutes ces organisation sont actives là où vivent les 2 millions de juifs que en sont membres, c'est çà dire dans les grandes villes et surtout sur les côtes Est et Ouest. Pour autant le « pays profond » où les juifs sont très peu nombreux n'est pas insensible à leur influence et à leur discours car les positions du LOBBY sont de plus en plus relayées par la droite chrétienne protestante, évangélistes en tête, qui s'est organisée dans le CUFI : CHRISTIANS UNITED FOR ISREAL http://www.cufi.org/

Cette convergence entre sionistes et chrétiens fondamentalistes ne doit pas surprendre. Ces chrétiens sont pénétrés de l'idée que l'arrivée et l'installation de leurs ancêtres sur la terre d'Amérique a été un don de Dieu au nom duquel le pays s'est agrandi et construit et que la vocation à la grandeur des Etats-Unis : la fameuse « destinée manifeste » est une vocation divine. Ils ne peuvent que soutenir les sionistes en train d'établir au nom de Yahvé et des annonces de l'Ancien Testament un nouvel Etat. Cette fraternité de destin les conduit à considérer les palestiniens d'aujourd'hui comme leurs ancêtres ont considéré les Apaches et les Cheyennes : des obstacles à l'expansion territoriale et à la volonté divine Le CUFI tient un grand meeting annuel à San Antonio et favorise les rencontres des chrétiens avec des représentants de l'Etat d'Israël qui viennent explique l'état d'avancement de la prédiction biblique

Ce pathos idéologique peut faire sourire mais il a une conséquence pratique très concrète : grâce à ce relais chrétien, l'influence sioniste s'exerce sur la totalité du territoire des Etats-Unis.

6 - Les « Political Action Committee » (PAC)

Les PAC sont des organismes locaux qui font sur le terrain le même travail que les LOBBIES à Washington : campagnes d'opinion, pressions sur les élus, soutien électoral .... Les PAC pro israéliens sont au nombre d'une quarantaine mais se cachent sous des identités diverses et anodines, évitant ainsi d'apparaître comme des organes de soutien à un pays étranger. Exemple : le « Comité des californiens du Nord pour le bon gouvernement » est en fait un comité de soutien à Israël.

Les PAC pro-israéliens jouent un rôle clé au moment des élections. Très actifs, bien coordonnés au niveau national, ils sont capables au moment des inscriptions pour les primaires d'organiser le déplacement des votes entre républicains et démocrates pour barrer la route à tout candidat qui ne leur conviendrait pas et d'apporter en plus un soutien financier important à son adversaire. La dernière victime du LOBBY est la représentante démocrate sortante de l'Etat de Virginie CYNTHIA MAC KINNEY qui, battue aux primaires de son parti par un inconnu soutenu par l'AIPAC, ne pourra pas retrouver son siège à l'assemblée en Novembre 2006. CYNTHIA MAC KINNEY est connue pour ses critiques de la politique israélienne et d'une façon plus large de la politique intérieure et extérieure de l'équipe BUSH.

Ce cas exemplaire et tout récent est venu à point pour rappeler la puissance du LOBBY et la quasi impossibilité d'être réélu si le candidat ne prend qu'une position « équilibrée » c'est-à-dire non entièrement prosioniste dans le conflit palestinien. La campagne de l'AIPAC contre l'élection de CYNTHIA MAC KINNEY a fait l'objet d'un documentaire « American Blackout » campagne qui lui avait déjà coûté son siège en 2002, siège qu'elle avait réussi à récupérer en 2004.

B - Finances du LOBBY

La fonctionnement du LOBBY et de toutes ses composantes est favorisé par un système de financement très puissant qui est partie intégrante de la législation fiscale des Etats-Unis *, mais qui s'explique aussi par la position sociale élevée de ses 2 millions de membres actifs et par leur concentration dans les milieux financiers et médiatiques. Une enquête réalisée en 2000 par le magazine MOTHER JONES sur les principaux donateurs individuels pour la campagne électorale (présidentielle et législatives) fait apparaître que sur les 10 plus gros donateurs, 7 sont juifs, sur les 20 plus gros 12 le sont et sur les 250 plus gros, 125 le sont. Mais l'argent ne vient pas que des citoyens riches ou très riches. Les syndicats US ont des économies et ont investi 5 milliards $ dans les bons du trésor israélien.

*Les contributions déductibles peuvent atteindre 50% du revenu individuel et 10% du revenu imposable des entreprises. Pas étonnant que plus de 2 millions d'associations à but non lucratif soient en permanence en chasse de cette manne d'autant plus que les finances publiques à tous les niveaux sont de plus en plus avares - application rigoureuse et systématique des politiques néolibérales depuis 25 ans - en subventions pour la culture, le sport, la science, la littérature ...

C- L'action directe de formatage de l'opinion publique

Le contrôle des élus est d'autant plus facile et incontesté que parallèlement LE LOBBY poursuit une action de formatage de l'opinion publique à travers les grands journaux nationaux : NEW YORK TIMES, WASHINGTON POST en particulier. Leur influence est considérable alors que le nombre de leurs lecteurs est faible mais l'organisation du système médiatique est telle qu'un éditorial de l'un de ces deux quotidiens va être cité abondamment dans les grands réseaux de télévision et de radio, aux Etats-Unis comme ailleurs, et que le mécanisme de la « SYNDICATION » assure la reproduction massive de cet éditorial sur tout le territoire et dans le monde entier. La « SYNDICATION » est un système de mise en commun de la matière éditoriale qui permet à un obscur quotidien du Missouri ou de l'Arkansas de consacrer son travail de journalisme à l'actualité locale et de simplement reproduire sur les questions de politique générale ou internationale les éditoriaux qu'il achète aux « grands » journaux. Cet achat de matériau déjà tout prêt est souvent complété par l'achat de dossiers supposés permettre à tout journaliste jeté le matin sur un sujet un peu complexe de pouvoir avoir l'air savant deux heures plus tard et asséner avec tranquillité des certitudes pré-mâchées qui ne seront pas de son cru.

La « SYNDICATION » est un système mondial et les grands quotidiens français y adhèrent.

De plus, pour empêcher toute déviation, existent deux groupes de surveillance des médias CAMERA WATCH et HONEST REPORTING qui sont chargés de susciter des réactions nombreuses et indignées de téléspectateurs à tel ou tel programme ou émission n'ayant pas strictement repris le point de vue sioniste.

Récemment s'est développée une action plus ciblée en direction des universités soupçonnée d'abriter de trop nombreux propalestiniens tant chez les étudiants que chez les professeurs. Il a donc été créé un ISRAEL CAMPUS WATCH (ICW), organe de surveillance des universités. Cet organisme établit la liste des professeurs et des activistes pro-palestiniens, la tient constamment à jour et la distribue aux médias pour qu'ils ne les 'invitent pas. Ce travail est effectué sur place par des étudiants membres de l'ICW qui assure leur formation au moyen des productions des « think tanks » cités plus haut.

Dans le droit fil de cette activité a été déposé récemment au Sénat un projet de loi visant au contrôle des départements d'études moyen- orientales, de leurs étudiants, enseignants et chercheurs, soupçonnés a priori « d'intelligence avec l'ennemi »

Les enseignements primaire et secondaires ne sont pas oubliés non plus. Le JOURNAL d'ANNE FRANK et les livres d'ELIE WIESEL sont étudiés presque partout. De la même façon l'Holocauste des juifs occupe beaucoup plus de place dans les programmes d'histoire que l'élimination des Indiens d'Amérique du Nord comme du Sud.

D - Le LOBBY commence à être critiqué

Ce fonctionnement du LOBBY tel qu'il vient d'être décrit est connu des militants mais il a fallu attendre l'année 2005 pour que deux universitaires étasuniens publient un rapport dans lequel ils soulignent sa puissance et qu'il concluent par un appel à ne pas définir la politique des Etats-Unis en fonction des seuls intérêts d'Israël. Les Etats-Unis devraient selon eux défendre d'abord leurs propres intérêts et pas ceux d'un autre Etat et ils estiment que la soutien permanent et total à Israël commence à avoir des conséquences négatives pour les Etats-Unis eux-mêmes qui , pour cette raison,sont de plus en plus haïs dans le monde. Rien donc de révolutionnaire donc mais un appel aux dirigeants des Etats-Unis pour qu'ils ne soient plus à la remorque de la politique d'un autre Etat.

L'un de ces deux universitaires, JOHN J. MEARSHEIMER est enseignant à Chicago, l'autre STEPHEN M. WALT à Harvard. Leur rapport, une cinquantaine de pages, annexes comprises - dont COMAGUER peut adresser à la demande la version française - a été boycotté par les éditeurs, passé sous silence même par un intellectuel critique comme CHOMSKY et n'a pas été publié aux Etats-Unis mais dans une respectable revue britannique la LONDON REVEW OF BOOKS au printemps 2005.

Ce problème de bon sens a bien été évoqué dans le passé dans certains cercles du pouvoir US mais sans suite concrète. JB cite ROGER HILSMAN, chargé du renseignement dans l'administration KENNEDY qui a pu écrire : « Il est évident même pour l'observateur le moins attentif que la politique étrangère des Etats-Unis au Moyen Orient a été plus la réponse aux pressions de la communauté juive US et à son désir naturel de soutien à ISRAEL qu'aux intérêts pétroliers US ; » Il est bien connu que KENNEDY ne voyait pas non plus d'un bon œil la bombe atomique israélienne, en préparation à l'époque grâce aux contributions françaises d'abord puis britannique, mais il n'eut ni le pouvoir ni le temps d'empêcher sa fabrication. Ainsi STEPHEN GREEN auteur du livre « Les relations secrètes des USA avec l'ISRAEL militant » a-t-il pu écrire : « Depuis 1953, ISRAEL et les amis d'ISRAEL aux USA ont fixé les grandes lignes de la politique US dans la région. Aux présidents de la mettre en œuvre avec des degrés divers d'enthousiasme et de gérer les problèmes tactiques. » observation qui fut confirmée par le grand intellectuel palestinien EDWARD SAID. Il écrit dans « Le dernier tabou américain » (2001) : « Qu'est-ce qui explique le présent état des choses ? La réponse tient dans le pouvoir des organisations sionistes sur la politique américaine, dont le rôle dans le processus de paix n'a jamais été suffisamment pris en compte , négligence absolument étonnante vu que la politique de l'OLP a été de remettre le destin de notre peuple entre les mains des USA, sans avoir aucune conscience stratégique du fait que la politique US est dominée par une petite minorité dont les positions sur le Moyen-Orient sont d'une certaine façon plus extrêmes que celles du Likoud lui-même. »

Mais EDWARD SAID, bien qu'installé aux Etats-Unis, ne pouvait pas troubler l'establishment étasunien comme l'ont fait MEARSHEIMER et WALT, purs produits de l'élite nationale.

Ceux-ci se plaignent encore maintenant que, sous la pression du LOBBY, le débat sur leur rapport n'ait pas pu avoir lieu sereinement mais qu'ils aient surtout été la cible d'attaques personnelles et de la classique accusation d'antisémitisme. La récente agression du Liban par Israël les a conduits à confirmer leur analyse : pour eux, le soutien inconditionnel à Israël est néfaste aux intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient et une attaque de la Syrie et/ou de l'Iran ne ferait que dégrader encore la position internationale des Etats-Unis.

Pour conclure, provisoirement

Cette présentation faite, la question initiale de savoir qui, dans ce couple très lié, influence l'autre, prend une autre profondeur.

L'influence du LOBBY est considérable mais elle l'est car il a su et n'a rien fait d'autre qu'utiliser à son avantage et avec une remarquable efficacité tous les mécanismes officiels du système politique étasunien et du rôle déterminant qu'y joue l'argent.

Le LOBBY sioniste aux Etats-Unis n'est pas un acteur de l'ombre, un comploteur, un manipulateur, il est un cas d'hyperintégration et d'hyperadaptation au dispositif capitaliste impérial dont le centre est à Washington. Nulle illusion à entretenir : l'imbrication d'ISRAEL et des ETAT-UNIS a atteint un tel degré que seul un blocage mondial de leur politique impériale commune peut rendre possible un arrêt du programme conquérant et dévastateur qu'ils portent en commun, tous partis politiques dominants confondus* : démocrates et républicains d'un côté, travaillistes, Likoud et Kadima de l'autre.

(*Ce qui conduit à penser que l'émergence du débat public sur le LOBBY aux Etats-Unis, bien que lente et difficile, n'est rien de plus que la préparation de la campagne présidentielle démocrate de 2008, destinée à faire croire à un rééquilibrage de la politique internationale des Etats-Unis mais qui seconcluracomme en 2004 par un affrontement entre deux candidats qui seront dépendants l'un et l'autre, même si c'est par des par des canaux divers, de l'influence du LOBBY. Ne pas oublier que parmi les candidats à la candidature démocrate pour 2004, les deux seuls : HOWARD DEAN et DENIS KUCINIH qui avaient manifesté quelque sympathie pour la cause palestinienne ont été recalés. )

Ce blocage mondial suppose : un regain d'activisme politique aux Etats-Unis d'abord et dans tous les pays impérialistes - même secondaires comme la France, une meilleure coordination de « l'autre monde » celui qui, à travers le Venezuela, Cuba, la Chine, l'Iran, la Russie - que Richard LUGAR , Président de la commission des affaires étrangères du Sénat US vient de demander de classer dans l'axe du mal - et quelques autres tente de s'émanciper de la dictature capitaliste et militaire des Etats-Unis dont Israël constitue un concentré.

Le sionisme, fabrication et élément constitutif de l'impérialisme, en est indissociable. On ne combat pas l'un sans combattre l'autre.

Par saintyves - Publié dans : terrorismedetat
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Lundi 18 septembre 2006 1 18 /09 /Sep /2006 04:26

Pourquoi le discours du Pape est considéré comme blasphématoire envers l'Islam et les musulmans ?

Parce qu’en déclarant que les musulmans commettent des violence par référence à la religion est fausse, pourquoi, tout simplement parce que la motivation à toute violence n'est jamais gratuite, ou perpétrée au non de la religion, mais plutôt en réponse ou en réaction à une autre violence commise sur eux, l'islam n'est que l'idéologie qui leur dicte la conduite à suivre en cas de préjudice commis sur un musulman, pour les chrétiens par exemple, ce principe est autre, "si qlq'un vous gifle sur la joue droite, tendez lui la joue gauche" en islam c'est oeil pour oeil et dent pour dent, les violences ne sont pas alors commises pour des motifs religieux, mais pour des attaquent contre la communauté musulmane,  en Israël, en Irak etc., il suffit de regarder l'actualité, se sont bel et bien les Israéliens et les Américains qui massacrent à longueur de journée les musulmans et non pas le contraire.

Je voudrait poser cette question au Pape, au nom de quoi ou de quelle religion les américains ont détruit un état l'Irak, indépendant et membre de l'ONU, et massacré son peuple ? au nom de quoi ou de quelle religion les Israéliens massacrent le peuple palestinien depuis plus de 50 ans, n'est ce pas au nom de la Thora , "terre promise, Peuple élu"

 

Alors si le Pape était vraiment de bonne foi, il aurait d'abord commencé par dénoncer ce qui est prioritaire, et urgent, en l’occurrence les massacres commis par Israël et les USA en  Palestine et en Irak, à moins qu’il ne regarde que fox News ou Tf1, ou ne lit que le Hederot Ahranot.

Cependant je reste persuadé que les déclarations du Pape sont préméditées et destinées à exacerber le sentiment de haine et confrontation entre Musulmans et Chrétiens, en rejoignant la thèse des neocons du clash des civilisations, Le représentant de la plus grande communauté religieuse de la planète ne peut pas ignorer l’impact de ses propos sur le sentiment des musulmans, d’autant plus qu’ils sont proférés à la date anniversaire des caricatures sur Le Prophète de l’Islam par les caricaturistes danois, dont les connexions de leur commanditaire avec les neocons ont étaient apportées par la presse indépendante.

Tout devient alors clair, le discours du Pape est donc prémédité, et entre dans le cadre de la même compagne que mènent Bush et les neocon contre l’Islam et les musulmans « voire Islam fasciste de bush »

Par saintyves - Publié dans : terrorismedetat
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Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /Sep /2006 00:11

J'ai suivit avec grand interet l'emission de france 5 sur la menace d'Alqaida sur la France, et j'ai ressenti une frustration et une insatisfaction sans egale sur le degré de naiveté voulu ou reel de quelques intervenants, sur la question des moyens que Alqaida compte utiliser pour les prochains jours, imaginez les invités de l'emission pârlent du terrorisme comme un destin inevitable pour l'humanité, je trouve que ce genre d'argument est tres simpliste sinon bete, le terrorisme a bien des racines, il suffit de l'en priver pour se debarrasser definitivement de ce fleau, ces racines se definissent comme suit par les responsables d'Alqaida eux meme:

1°) mettre fin à l'occupation par israel des territoires Palestiniens et la creation d'un etat independant et viable.

2°) Mettre fin à l'occupation de l'Irak et de l'Afganistan.

3°) mettre fin à l'achernement contre l'Iran et la Syrie.

ces trois conditions reunies et realisées entraineront ineluctablement la fin du fénomène du terrorisme POUR CELA IL FAUDRAIT QUE LES AMERICAINS CHASSENT LES NEOCONS DU GOUVERNEMENT Y COMPRIS BUSH, QUI N'EST EN FAIT QU'UNE MARIONETTE, QUE LES ISRAELIENS SE RENDENT A L'EVIDENCE EN EVACUANT UNE FOIS POUR TOUTE LES TERRITOIRES OCCUPES ET REVENIR AUX FRONTIERES DE 1967, c'est aussi simple que ça, à ce moment la, le monde musulman 1milliard 200millions d'ames combattreront cote à cote avec l'occident les derniers Kamikazes terroristes. 

 

 

 

Par saintyves - Publié dans : terrorismedetat
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Vendredi 25 août 2006 5 25 /08 /Août /2006 20:15

Ce texte selectionné a ete redigé par OLIVIA ZEMOR (

http://europalestine.com/article.php3?id_article=2288 )

il illustre parfaitement le complot fomenté par le sionisme international conduit par Israel en tant qu'etat terroriste, et par le groupe des NEOCONSERVATEURS actuel locataire de la maison blanche dont le président W Bush n'est qu'un pion manipulé aisaiment par cette dangereuse bande à Rumsfeeld Wolfowitz cheney Rice & Cie

L'ÉCHEC DU PROJET SIONISTE

Quel que soit le nombre de bombes larguées sur le Liban et la Palestine, quel que soit le nombre de morts, de Palestiniens et de Libanais raflés, torturés, quelle que soit l'arrogance de l'ensemble des gouvernements israéliens et l'impunité dont ils jouissent, le constat est évident : le projet sioniste a échoué.

« Nos leaders et leurs valets intellectuels semblent incapables de comprendre que l'histoire ne peut être effacée comme un tableau noir, afin que 'nous' puissions y écrire notre propre avenir et imposer notre mode vie aux 'peuples inférieurs' » Edward Saïd

Mal parti, l'Etat d'Israël, né d'un mensonge (« une terre sans peuple pour un peuple sans terre ») --bien commode pour les grandes puissances qui se dédouanaient à peu de frais de leurs crimes envers le peuple juif, et disposaient du même coup d'un pion dans cette partie stratégique du monde--, aurait pu faire le choix de l'insertion dans le monde proche-oriental où il avait décidé de s'installer. Un choix qui aurait pu lui assurer un développement économique, scientifique, culturel, extraordinaire.

Au lieu de cela, Israël a toujours fait un autre choix : celui de la brutalité et du mépris. Il a misé sur la disparition des Palestiniens, sur le lavage des cerveaux (ceux de sa population comme ceux du reste du monde), sur la réécriture de l'histoire. Et il a perdu.

Le projet sioniste a échoué, et le déchaînement actuel de l'armée israélienne au Liban comme dans les territoires palestiniens occupés est le résultat et la preuve de cet échec.

Le négationnisme a fait long feu

Le sionisme a misé sur la disparition du peuple palestinien, en pensant qu'il suffisait de nier son existence, puis de le chasser ou de le désespérer jusqu'à ce qu'il abandonne tous ses droits. Il a cherché en vain à le déshumaniser. La négation de l'autre est une constante dans toute entreprise coloniale.

Mais, ni le négationnisme, ni le nettoyage ethnique n'ont porté les fruits escomptés. Le peuple palestinien existe. Il a réussi à résister à 40 ans d'occupation et 60 ans d'expulsions, de destructions et de boycott. Les massacres, pas plus que les humiliations n'ont réussi à éradiquer la population palestinienne. Pire, elle s'est développée, cultivée, aguerrie, maniant tout autant que les pierres l'arme de la démographie et de l'éducation.

Ni pires, ni meilleurs que les autres, les Palestiniens, confrontés à la corruption de plus d'un dirigeant, à un certain repli vers les valeurs religieuses -que l'on peut observer un peu partout dans un monde effaré par tant de barbarie--, ont tenu le choc. Malgré tous leurs stratagènes, pressions, répressions, méthodes éprouvées pour inciter à la division ou à la collaboration, les Israéliens, n'ont pas réussi à briser leur unité, à instaurer le chaos. Les Palestiniens ont résisté.

Israel : une société bien mal en point

La population israélienne n'a cessé de vivre sur le pied de guerre. Alors que les exactions sont commises au nom de la « sécurité d'Israël », les Israéliens n'ont jamais connu la sécurité. Comme tout occupant, ils vivent dans la peur. Les jeunes et les moins jeunes en pâtissent, contraints de consacrer 3 ans de leur vie (deux pour les filles) à la guerre, et d'y retourner régulièrement en tant que réservistes. La violence domestique, conséquence inévitable des comportements visant à déshumaniser les Palestiniens dans les territoires occupés, ne cesse parallèlement de croître en Israël, comme s'en inquiètent de nombreux sociologues israéliens.

La situation économique est très mauvaise. Israël ne survit que grâce à la manne américaine. Son économie entièrement tournée vers la guerre, au détriment de tous les autres secteurs, n'attire guerre les investisseurs.

Les divisions et inégalités entre différentes catégories de populations et couches d'immigration : Juifs orientaux, Ashkénazes, Russes, Palestiniens de 48, sont pregnantes. Mieux traités que les Arabes israéliens, les juifs orientaux restent néanmoins des citoyens de seconde zone (à tel point qu'ils se sont massivement tournés vers le Likoud et les partis religieux,les Ashkénazes ayant traditionnellement trusté les formations de la gauche laïque). Les conditions d'immigration d'un million de Russes (juifs ou supposés tels) ont engendré la création d'un clan, peu apprécié par les autres couches de la population. Quant aux 250 000 esclaves non-juifs importés à la place de la main d'œuvre palestinienne, ils ne risquent guère de renforcer la cohésion de la société israélienne. Cohésion dont le seul ciment reste aujourd'hui la peur de « l'ennemi commun », soigneusement entretenue par les dirigeants israéliens. Le fameux « C'est eux ou nous » utilisé jusqu'à plus soif, qui tient lieu de « melting pot ».

Israel s'est dépouillé, comme d'une croûte malsaine l'empêchant de faire peau neuve, de quasiment toutes les traditions juives de la diaspora (exit le yiddish, la culture judéo-arabe, les spécialités culinaires, et même l'humour juif, forme d'autodérision considérée comme liée à « la mentalité du ghetto » et de ce fait inadmissible en israël). Et par quoi ont elles été remplacées ? Par la seule reconnaissance de la force, la culture militaire ?

Beaucoup d'Israéliens saturent dans un tel climat, ce qui se traduit par un nombre non négligeable de départs. Les chiffres sont bien entendu soigneusement cachés, mais le fait est là : un nombre considérable d'Israéliens, souvent parmi les plus diplômés, s'expatrient, créant une fuite inquiétante des cerveaux, ce dont Israël se garde de commenter, préférant mettre l'accent sur les nouveaux émigrants, ceux qui font leur « Alya ». Compensent-ils le nombre d'Israéliens qui s'en vont, sans tambour ni trompettes, en annonçant le plus souvent qu'ils vont provisoirement étudier ou travailler à l'étranger (principalement aux Etats-Unis, Canada, Europe) et qui ne reviennent pas ou seulement brièvement pour voir leur famille ? Rien n'est moins sûr.

Une image désastreuse dans le monde

Israël a perdu également en termes d'image.

Nous sommes loin des sympathies largement répandues dans le monde occidental pour le petit peuple courageux qui souhaitait, après avoir tant souffert, instaurer le socialisme en développant les kibboutz, le pays qui affichait de grands principes de démocratie, d'égalité et de laïcité.

Israël est aujourd'hui le pays le plus haï au monde. Répulsion pour sa brutalité, son mépris des autres, pour sa volonté de créer le chaos dans tout le Moyen-Orient, sa stigmatisation permanente des Arabes, et son culot sans bornes quand il s'agit d'agiter le chiffon rouge de la religion... des autres.

Etat religieux, fondé sur l'inégalité, sur la notion de peuple élu, n'accordant pas les mêmes droits à ses citoyens selon qu'ils sont juifs ou pas, phagocyté par de dangereux fanatiques religieux, qui ne sévissent pas que dans les colonies installées sur les territoires palestiniens, mais aux plus hauts niveaux de l'appareil d'Etat et du système éducatif, Israël est un Etat intégriste, doté de la bombe atomique, qui n'inspire de sympathie qu'aux apprentis sorciers.

Chantage à l'antisémitisme : un véritable boomerang

La sympathie affichée pour Israël par ceux qui estiment y trouver leur intérêt ou qui se placent systématiquement du côté du manche, ne doit pas faire oublier l'aversion grandissante pour ce deux poids, deux mesures éhonté, pour cette incroyable impunité, y compris de la part de ceux qui se taisent. Aversion qui, par un malheureux amalgame, risque de rejaillir sur l'ensemble des juifs notamment dans des pays comme la France, où l'on voit autant de juifs célèbres monter au créneau pour défendre la politique israélienne, et si peu s'en démarquer.

Ainsi, l'Etat qui se présentait comme un havre de paix et de sécurité pour l'ensemble des juifs du monde, a plongé sa population dans l'insécurité permanente et est devenu « la plus grande fabrique du virus de l'antisémitisme », selon l'expression du militant israélien de Gush Shalom, Uri Avnery.

Israël s'est en effet englué dans une logique satanique : ses dirigeants ont besoin de crier à l'antisémitisme pour se présenter comme « les » victimes, quitte à l'inventer, quitte à le susciter. Ceci leur permet à la fois de faire oublier l'oppression qu'ils font subir aux Palestiniens, ou au moins d'en inhiber la ctritique, et d'inciter davantage de juifs à venir s'installer en Israël, de manière "préventive". Mais le chantage à l'antisémitisme, ce terrorisme intellectuel, moral, ces constants mensonges relayés par les politiciens et les médias insupportent un nombre croissant de citoyens. Et la plupart des juifs de la diaspora, qui n'ont aucune envie d'aller s'installer en Israël risquent d'en pâtir un jour, les pyromanes ne se souciant guère d'éteindre les feux qu'ils contribuent à allumer.

L'instrumentalisation permanente du génocide des juifs par les sionistes finit elle aussi par s'user et devenir moins opérante. Tous ceux qui militent pour que de tels crimes contre l'humanité ne se reproduisent plus, refusent que la « Shoah » transforment le nazisme et la montée du fascisme en sujets d'analyse tabous. Aujourd'hui, le "travail de mémoire" a fait place à l'interdiction de comprendre comment de telles horreurs ont pu être possibles. Hitler = Satan. Point barre. Interdiction d'analyser, de comparer, de découvrir qu'Hitler n'est pas un loup tombé du ciel que les dirigeants du monde entier auraient, dans leur grande naïveté ou par étourderie, laissé entrer dans la bergerie. Pas question de s'attarder sur le fait que la montée du fascisme ne s'est pas faite en un jour, mais a pris une dizaine d'années pendant lesquelles les atrocités, exterminations de juifs, de communistes, de résistants ont été couvertes, par les gentils régimes démocratiques, qui y voyaient souvent un bon rempart contre la contagion communiste. Le loup Hitler a été tranquillement engraissé, les relations diplomatiques avec lui n'ont pas été rompues par les puissances occidentales avant fin 39, alors que les camps de concentration existaient déjà. Silence. Sujet tabou. Personne n'a intérêt à remuer le tas d'immondices. Mais combien de temps encore le génocide des juifs, le génocide de nos parents et de nos grands-parents, aura-til comme principale fonction de couvrir les agissements criminels de l'Etat d'Israël ?

Nos « philosophes » et autres plumitifs, bruyants partisans du droit d'ingérence quand il s'agit de mater les peuples, unanimes pour justifier l'agression du Liban et diaboliser le hezbollah, comme ils ont approuvé l'étranglement du peuple palestinien, diabolisé le Hamas et applaudi à l'agression de l'Irak, peuvent toujours nous chanter la chanson du « choc des civilisations » et de la "supériorité de la culture judéo-chrétienne". Le fait est que la raison du plus fort n'est pas toujours la meilleure. Israël, confronté aux défaites qu'imposent à son armée lourdement sophistiquée les peuples qui refusent de plier sous le joug, en fait aujourd'hui l'expérience. Que nos Sarkozy & Co, si prompts à faire allégeance aux occupants, et à s'entourer de bateleurs tels que Finkielkraut et Klarsfeld, en prennent de la graine. Ils n'ont pas forcément fait le bon choix.

La volonté des peuples à disposer d'eux-mêmes n'a pas fini de les surprendre.

Olivia Zémor

CAPJPO-EuroPalestine http://europalestine.com/article.php3?id_article=2288

anonyme article:65888 
le mardi 15 août 2006 à 14h23
thème : Démocratie
thème : Guerre
Par saintyves - Publié dans : terrorismedetat
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